La Psychothérapie Biodynamique

Beaucoup de personnes confondent thérapies “corporelles” et “psychocorporelles” On retrouve ainsi souvent des approches purement corporelles, comme le shiatsu, le yoga, la méthode Alexander ou certains massages, au même niveau que la psychologie biodynamique ou la bioénergie, qui sont, elles, de véritables psychothérapies. » Ces méthodes sont fondées sur un postulat : l’interaction entre le corps et l’esprit. Elles sont regroupées dans le courant du bodymind, appelé parfois « corps-conscience », qui considère que notre corps conserve la mémoire des traumatismes.

La relation de confiance est indispensable, la personne et le thérapeute ont en effet le même objectif et doivent s’engager tous les deux dans le même processus.

C’est à la fois une psychothérapie avec des techniques psycho-corporelles et des massages spécifiques, et une philosophie de la vie respectueuse du potentiel et de la créativité de chacun, qui permet de comprendre les processus de fonctionnement de l’Etre et ses organisations, dans une approche optimiste.

Cette méthode a été élaborée dans les années 50 par la Norvégienne Gerda Boyesen, physiothérapeute et psychologue clinicienne, qui a découvert une fonction particulière du système neuro-végétatif, qu’elle a nommé le « Psychopéristaltisme », véritable pont entre psyché et soma.
Celui-ci intervient dans la digestion des émotions. Il régule les tensions psychologiques et corporelles, et dissout les différentes séquelles accumulées (chocs, émotions...). Mais lorsque le stress dépasse les capacités de cette « digestion », cette fonction s’altère et laisse place aux somatisations et aux pathologies.

La psychologie Biodynamique a codifié comment l’enfant somatise les difficultés psychiques. Pour éviter de rester dans une souffrance sans issue, il refoule ses manques affectifs, qui sont alors enfouis dans le corps. Pour ne plus sentir le manque, il bloque les sensations concernées par des crispations ou par le désinvestissement de certaines zones corporelles.

Ainsi ces difficultés de l’histoire personnelle restent gravées dans la structure du corps. Par exemple, un enfant puni à chaque fois qu’il exprime sa colère apprendra à la refouler définitivement par des tensions musculaires chroniques. Celles-ci demeureront dans son corps d’adulte (ce qu’on appelle l’armure musculaire), et ce processus de rétention deviendra une partie de sa personnalité, car il ne sentira plus la colère et aura pris l’habitude de se soumettre à l’autorité (la structure caractérielle névrotique).