L’enjeu de la Supervision du thérapeute

La plupart des difficultés rencontrées par les thérapeutes sont d’ordre relationnelles et/ou personnelles. Elles peuvent provenir :

• d'un cadre insuffisant
• d'une faible alliance thérapeutique
• d'un manque de présence ou d'empathie
• d'une position haute de « sachant » adoptée par le thérapeute
• du besoin de comprendre ou d'agir du thérapeute
• du projet thérapeutique et des attentes qu'a le thérapeute envers son client
• d'un enjeu psycho-relationnel inconscient (le thérapeute se trouve « recruté » par son client pour jouer un rôle dans sa névrose)
• d'un rôle psychologique adopté par le thérapeute : « Victime » (impuissant), « Persécuteur » (provocateur) et le plus souvent « Sauveur » (aidant)
• d'un manque de flexibilité de la part du thérapeute
• de croyances limitantes du thérapeute
• d'un manque d'observation de la relation comme reflet de la problématique du client
• d'un manque de respect de son intégrité et d'écoute de ses besoins de la part du thérapeute
• d'un retentissement émotionnel de la problématique du client sur le thérapeute (contretransfert)
• d'un travail sur soi insuffisant du thérapeute
• d'un manque de compétence du thérapeute….

Lorsque le thérapeute n'est pas conscient de tout cela, il fait partie du problème et non de la solution. Cela veut dire que non seulement il ne va pas aider son client mais en plus, il risque de le confirmer dans sa problématique.
Par ailleurs, il est très difficile pour un thérapeute de progresser seul sur ces points sans le feedback d'un professionnel. Il s'agit « d'angles morts » dans la relation thérapeutique que seul un expert (le superviseur) peut déchiffrer.